Samedi 18 Septembre 2021
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La fin de l'été approche et les canicules n'ont pas été de la partie cette année. En tout cas pas durant de longue période. Il est temps de réaliser les récoltes fruitières et de s'occuper des plantations automnale.

Mettez en place vos plantes bisannuelles (pensées, myosotis, pâquerettes, etc.), rappelez- vous qu’elles s’accordent bien avec les plantes à bulbes de printemps.

Achetez de nouveaux rosiers, prenez peut-être la décision de refaire une plate-bande qui arrive en bout de vie. Les rosiers ne sont pas éternels. 

Traitez vos Asters (vendangeuses) contre l’oïdium d’automne, maladie les dépréciant beaucoup.

Sortez vos glaïeuls et autres plantes à bulbes ou rhizomes dont le feuillage s’est déjà desséché. 

Rempotez vos plantes d’appartement encore ces prochaines semaines, sinon attendre le printemps. 

Coupez les pointes des branches des pommiers atteintes par l’oïdium. Vous éviterez de la sorte les infections primaires au printemps. 

En altitude et régions moins favorisées, Cueillez vos dernières tomates même encore vertes et faites-les mûrir sur  un rebord de fenêtre, sous un châssis vitré ou en cave éclairée.

Récoltez vos premières scaroles, frisées, chicorées diverses ou pain de sucre en en coupant une sur deux de façon à permettre aux plus belles de bien encore grossir et se durcir.   

 Cueillez vos derniers fruits, n’attendez pas qu’ils arrivent à surmaturité, en tous les cas pour ceux devant être conservés. Attendez encore pour les Kiwis. Ne mettez pas en cave les fruits tombés au sol.

 

Attention au mildiou à cette saison 

Mildiou sur tomates anne Sophie Walker INRACette importante maladie cryptogamique se développe en général dès la belle saison. Lle mildiou se développe alors que les températures sont restées pendant au moins 48 heures au dessus de 20 degrés avec une hygrométrie supérieure à 75% et des pluies intermittentes laissant le feuillage mouillé. Cela permet aux conidies de germer et d’installer rapidement la maladie. Le mois de juin est donc celui du départ des mildious. Dans les jardins, les types les plus connus sont ceux des pommes de terre et des tomates (le même champignon) et celui de la vigne sur les treilles, mais la majorité des espèces maraîchères et ornementales peuvent être touchées par un type ou l’autre (salade, oignons, épinard, choux, arbustes, etc.). 

On peut  facilement reconnaître le mildiou, du moins les types s’attaquant aux organes aériens des plantes, avec l'apparition de taches jaunâtres puis brunes à noires. Sur la face supérieure de la feuille, la tache reste plutôt claire sur son pourtour et se couvre d’un duvet blanchâtre à la face inférieure. 

La partie touchée se dessèche rapidement et si les conditions restent favorables, le mildiou envahit toute la plante en quelques jours. A ce moment, les produits de protection n’agissent plus vraiment. 

La lutte peut s’effectuer au moyen d’un produit cuprique appliqué préventivement dès le mois de juin surtout, tous les quinze jours, mais la suppression des parties touchées, dès qu’on les découvre reste tout de même une bonne prévention, quoique limitée par la période d’incubation qui permettra de toute façon à la maladie d’apparaître. Il n’existe pas vraiment de produit bio pour la lutte contre les mildious, hormis les plantes stimulatrices des défenses naturelles telles que l’ortie, la prêle, etc., d’efficacité peu assurée, à ce sujet du moins.  

Il y a toujours des variétés plus ou moins résistantes (par ex. Désirée pour les pdt.) et il est utile de se renseigner à ce sujet lors des achats de semences ou de plantons. 

Pour les cultures ornementales et les fleurs, les produits fongiques systémiques composés de plusieurs matières actives (Belrose Maag contre les maladies) permettent une bonne protection préventive, voire même une lutte curative après les premières infections.