Lundi 20 Février 2017
Talusvivaces.jpg

Le mois de janvier a été très froid et les végétaux sont au repos. Le mois de février s'annonce plus clément mais nous ne sommes pas à l'abri d'un retour aux grands frimas. Il faut donc garder les protections sur les plantes sensibles jusqu'aux premiers beaux jours de mars ou avril.

Quelques conseils pour ce mois de février:

Balcon et terrasse:

  • Nettoyer ou toiletter les plantes en intérieur ne supportant pas bien les conditions hivernales.
  • Surveiller les plantes d’appartement afin qu’elles ne manquent pas de lumière, mais aussi afin de contrôler s’il y a d’éventuelles attaques de cochenilles ou autres parasites.
  • Couper quelques rameaux d’arbustes à floraison précoce et les faire fleurir en intérieur. 

Potager:

  • Eviter de trop chauffer les locaux où sont entreposés les légumes et fruits encore en conservation. Consommer ou détruire ce qui ne s’est pas bien gardé.
  • Acheter les plants de pommes de terre, il y a au moins, encore du choix variétal. Choisir des variétés précoces et des plus tardives. Les garder au frais et à l’obscurité pour éviter qu’elles ne germent.
  • Prendre le temps de feuilleter les catalogues des marchands grainiers afin d’y trouver les meilleurs légumes et espèces florales pour sa région et son climat, et surtout d’y réaliser ses envies de trouver du nouveau.

Prévenir et traiter la cloque du pêcher

cloque pecherLa cloque du pêcher va commencer son cycle printanier. La maladie, s’attaque à tous les types de pêchers, aux brugnoniers et aux amandiers. Ses symptômes visuels sont très connus et reconnaissables par ses dégâts sur les feuilles surtout qui se déforment en boursouflures se colorant en blanc- jaunâtre puis rougeâtre. Par la suite les feuilles sèchent et tombent prématurément affaiblissant l’arbre au cours des années. Les jeunes pousses atteintes se déforment aussi.

Le champignon hiverne sur les rameaux ayant porté des feuilles cloquées l’année précédente. La maladie éclate toujours en tout début de végétation, d’où les dégâts très précoces et bien souvent mal ou pas  traités du tout. Un temps froid et pluvieux au débourrement reste à la base de l’intensité de l’attaque, situation climatique fréquente à cette saison.

Il est à signaler sur un plan de protection naturelle, que les arbres en espalier, protégés par un avant-toit, sont très peu atteints par cette maladie.

Pour toutes les autres cultures non protégées, il est absolument nécessaire de les traiter préventivement. Ce dernier terme prenant une dimension toute particulière pour ces espèces. Il n’y a en effet que les interventions pendant le repos complet de la végétation qui peuvent apporter une bonne efficacité. Tout traitement plus tardif, post- débourrement n’a pratiquement plus d’effet.

Un traitement au cuivre à la chute des feuilles en arrière automne est aussi recommandé.

Les spécialités à base de cuivre (admises en protection bio) sont moyennement efficaces mais souvent suffisantes si les traitements sont faits à temps. Le produit ‘Ziram’, vendus en comprimés pour 5 litres de bouillie donne quant à lui de meilleurs résultats.