| Cette partie pentue du jardin n'est pas facile à entretenir. Le passage d'une tondeuse n'est pas sans risque et les talus plantés demandent des soins assidus en tout cas durant deux ans. La disparition des herbicides sélectifs chimiques ne va pas rendre la vie facile aux jardiniers amateurs. Pour que votre talus ne devienne pas un calvaire voici quelques recommandations utiles. On a trop souvent l'habitude de planter un terrain pentu engazonné ou plein de mauvaises herbes en oubliant qu'un simple labour n'est pas suffisant! De plus ces terrains sont souvent maigre et pauvre en humus. Avant toute chose, vous devez commencer par désherber complètement votre surface à l'aide d'herbicide de contact agissant par les feuilles. Vous attendrez donc que le printemps revienne pour entreprendre cette étape importante. Vous pouvez, si votre talus est engazonné, égrapper toute la surface. Ce travail long est pénible consiste à enlever les graminées sur 10 cm de profondeur; ainsi les parties aériennes et radiculaires sont éliminées ou mises en tas pour être compostées. Avant toute plantation on s'assure que toutes les adventices vivaces (chardons, liserons, prêles etc.) ont disparu! Vient ensuite l'étape du labour et de l'apport d'humus. Si vous devez planter des plantes vivaces ou des sous-arbustes à une densité de 9 plantes au mètre carré, vous devrez retourner toute la surface en incorporant une forte dose de compost. Pour cet amendement, vous prévoirez 100 litres de matière organique par mètre carré. Si vous prévoyez de mettre en terre des arbustes plus volumineux comme les rosiers rampants, les Juniperus ou des laurelles pour talus, vous pouvez vous contenter de creuser les trous, à raison de 1 à 2 par mètre carré, selon l'espèce. Les trous seront assez profonds pour contenir 10 litres de compost que l'on recouvrira de terre avant d'y déposer la motte. Il est primordial de bien préparer le terrain pour que les plantes reprennent rapidement et que la végétation soit d'emblée forte. Tout ce travail, fait avant la mise en place des végétaux, diminuera vos interventions des désherbages post-plantation. Il est évident que plus vite le sol est couvert par la végétation moins les mauvaises herbes peuvent squatter votre talus. Dès que la plantation est terminée, recouvrez le sol d'une épaisse couche de copeaux grossiers. On peut aussi utiliser les déchets de taille broyés. Une couche de 10 cm est efficace: elle empêche les adventices annuels de germer, elle tient le terrain face aux intempéries puis, dès que le sec vient, elle maintient le sol humide. Dans ces conditions, l'entretien annuel se bornera à apporter de l'eau en cas de besoin, et à éradiquer, dès leur apparition, les mauvaises herbes vivaces qui pourraient ressurgir. L'élimination des jeunes érables, frênes et autres arbres issus de semis naturels sont aussi à entreprendre lorsqu'ils sont encore tout jeune. Que planter? La discussion est maintenant vive entre les pépiniéristes! La rouille grillagée du poirier et le feu bactérien focalisent l'attention. Vous éviterez donc les genévriers porteurs de rouilles en choisissant uniquement des cultivars résistants; les Cotoneaster sont aussi à proscrire car ils sont vecteurs du feu bactérien. Sachez qu'il existe bien d'autres espèces comme les fraisiers, les framboises arctiques, les bruyères, les fusains nains, les lierres, les loniceras, les sedums, les pervenches, les Laurocerasus "Interlio", les rosiers rampants, les millepertuis, les lavandes et les pachysandra. Cette liste non exhaustive vous donne un avant goût de ce que vous trouverez chez votre pépiniériste. | |
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