| Pour ceux qui n’ont pas encore commencé la taille de leurs arbres fruitiers, il est bon d’en rappeler les règles de base. Nos conseils se réfèrent aux arbres de vergers amateurs, autour d’une villa ou dans une propriété privée où les aspects esthétiques de l’arbre au niveau de sa formation sont souvent aussi importants que sa production. Les techniques de taille sont donc très différentes de celles des arboriculteurs professionnels où les quantités et la qualité de production sont prioritaires par rapport à l’esthétique. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de regarder un verger de production comme il y en a beaucoup le long de l’autoroute entre Lausanne et Genève. En général, dans les jardins familiaux sont plantés des arbres à formation classique, appelée pyramidale, rappelant ces monuments par leur forme géométrique. Ces arbres sont de basse- tige, de demi-tige ou haute-tige, c'est-à-dire que leur couronne de branches a été prévue respectivement à 80 cm, 120 cm ou 180 cm du sol. Ils sont composés normalement de 4 branches appelées «charpentières» disposées autour de la circonférence et d’une «flèche» donnant l’axe central vers le haut et autour de laquelle, au fur et à mesure de son développement, se développent des branches secondaire remplissant l’espace au centre des charpentières. Les sous-branches partant des charpentières sont réparties vers l’extérieur de l’arbre en s’évasant de façon à remplir les espaces le plus régulièrement possible autour de toute sa circonférence. Les sous-branches du bas sont bien sûr les plus longues et se raccourcissent plus on va vers le haut de façon à former cette forme pyramidale recherchée. Voilà pour la formation esthétique idéale, mais il est bien clair que le pépiniériste producteur d’arbres fruitiers n’arrive pas toujours à respecter ces principes théoriques parfaits. La taille est donc là, dans la mesure du possible, pour apporter les corrections nécessaires qui permettront de garder une jolie forme à l’arbre et aider à sa fructification. Et ça ne va pas tout seul. Tout jardinier amateur ayant été confronté à la taille aura constaté que si l’on coupe trop, l’arbre réagit par une pousse démesurée et anarchique de nouvelles branches et si l’on n’ose pas couper, c’est rapidement l’asphyxie de l’arbre et des fruits trop petits et mal colorés par manque de lumière. La seule façon d’apprendre la taille est de suivre les cours généreusement proposés par diverses sociétés horticoles, de pomologie, les jardineries, etc., mais il est aussi possible d’en apprendre les principes par la littérature ou les technologies modernes de l’informatique. Au vu de nos nombreux cours donnés et des réactions entendues, nous avons pu constater que l’amateur peu sûr de lui n’ose souvent pas donner les premiers coups de sécateur par peur de se tromper. C’est tout à fait compréhensif et c’est aussi une erreur. La taille fruitière n’est pas une technique unique et il n’y a qu’à entendre les divergences d’opinion au niveau des professionnels pour s’en convaincre. Il y a certes des erreurs à éviter que nous signalons ci-dessous, mais en tenant compte des règles de base dont nous parlons et des informations que vous recevez dans les cours ou les livres, vous devez «commencer à couper» sans grande crainte. Quelques erreurs à éviter dans la taille des arbres fruitiers: |
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