| Après de fortes pluies et des inondations, il n’est que logique de penser à tous ces gens ayant tout perdu et en ce qui nous concerne particulièrement, la perte de leurs récoltes dans leurs jardins potagers ou de fleurs.

Les quelques photos édifiantes illustrant ce dossier parlent d’elles-mêmes. (photos prises et aimablement transmises par M. Philippe Perrenoud, responsable des jardiniers familiaux de la Ville d’Yverdon, août 2007).
Mais que faire et comment réagir en de telles circonstances? Peut-on sauver quelque chose?
Une lapalissade répondrait que, «ça dépend de la durée de l’immersion des plantes dans l’eau» mais nous allons essayer d’aller un peu plus loin dans l’analyse.
Dans les exemples présentés par les images ci-après, il y a des espèces qui ne supporteront pas et pourriront rapidement par asphyxie.
Nous pensons aux pommes de terre, très sensibles, aux salades et autres légumes feuilles et aux aulx, oignons ou échalotes. Ces espèces, en effet, sont trop délicates par leurs racines ou même leur feuillage.

Toutefois, en général, toutes les plantes supportent d’être sous l’eau 1 jour (à 2 jours) au maximum. Après plus de trois à quatre jours, elles périssent ou pourrissent.
Essayez donc de vite récolter (n’oubliez pas les bottes!), dès leur réapparition hors de l’eau, ce qui est encore bon. Sitôt que la chaleur sera revenue, elles seront perdues.
Souvent les débuts de pourriture ne se présentent pas tout de suite et apparaissent quelques jours plus tard alors qu’on pensait y avoir échappé. Ce fut le cas pour les jardins de nos photos, malgré des sols redevenus normaux deux jours après nos images.
Dans le cas des terres encore plus compactes et argileuses, il faut s’attendre à plus de dégâts encore, à cause d’une plus longue stagnation des eaux et une plus forte asphyxie.
Pour les cultures plutôt résistantes aux terrains inondés, on peut citer les poireaux, les crucifères, les épinards, les betteraves,les carottes, les céleris, les rampons et pour les plus sensibles, les légumineuses, les salades, les oignons, les cucurbitacées et les tomates. Mais ces informations restent sans aucune garantie, compte tenu de la structure des sols et de leur perméabilité.
Les pelouses sont résistantes. Les arbres et arbustes aussi, et pour les fleurs, les vivaces sont aussi résistantes alors que les annuelles sont très vite endommagées.
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