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En janvier et février, on ne consomme pas beaucoup de légumes frais du jardin, la majorité sont des légumes de garde. Le rampon, c’est la touche rustique, fraîche et indigène à notre disposition.
Valeriana locusta est une espèce spontanée en Europe et dans les régions méditerranéennes. Cette petite salade se récolte en plante entière un peu avant qu’elle ne monte en graine. La mâche est consommée uniquement en salade fraîche, à une période où la majorité des légumes dans nos assiettes sont des espèces de conservation.
Le rampon a plusieurs atouts sanitaires dans sa poche; il est riche en vitamines, en fer et en sels minéraux.
Les variétés disponibles
Le rampon le plus communément distribué dans les grandes surfaces est la variété «Hollande». Elle n’est pas parfaitement rustique et se cultive sous serres ou tunnels. Ses feuilles sont grandes, tendres, mais n’ont pas un goût prononcé. Ne l’utilisez donc pas au potager.
La variété «Coquille de Louvier» est probablement la meilleure. Rustique, ses rosettes sont compactes, brillantes et appétissantes. La qualité a un prix: le rendement de cette variété est faible et la récolte se passe dans des conditions parfois difficiles: au froid!
Périodes de semis
La saison des semis est longue. Dès le mois de juillet, les semis en plein air s’échelonnent jusqu’au début septembre. Les semis suivants s’effectuent sous une protection ou sous de petits tunnels jusqu’à fin novembre. En décembre et janvier, il est plus sage de semer dans des tunnels ou des serres.
Le terrain idéal
Le sol doit être meuble, mais pas trop mou. Toutes les terres conviennent au rampon, pourvu que le terrain soit exempt de concurrence, soit de mauvaises herbes. Un sarclage de la partie supérieure du sol est suffisant avant le semis.
Le semis
Comptez un gramme de graines par m2. Il est possible de semer à la volée ou en lignes espacées de 15 cm les unes des autres. N’ayez surtout pas la main plus lourde. Trop de graines vous obligeraient à un fastidieux travail d’éclaircissage.
Lorsque le semis est effectué, la méthode idéale est de recouvrir les graines avec un terreau tamisé ou du sable sur une hauteur de 1 cm. Un léger coup de râteau sur le semis enterrera aussi les graines, mais le résultat est nettement moins efficace. Le terrain est ensuite damé à l’aide d’un petit rouleau ou du dos d’une pelle à neige, afin de favoriser la cohésion du terrain contre les graines. En période sèche ou estivale, n’oubliez pas d’arroser votre travail. Les semis de rampons apprécient la fraîcheur. En été, le semis en sous culture est possible. Le pied des tomates ou des haricots à rame est un endroit excellent qui conviendra parfaitement aux semis estivaux.
Entretien de la culture
Le rampon n’est pas une plante très sensible aux maladies. Le seul gros problème est une éventuelle attaque d’oïdium, qui peut provoquer des dégâts irréparables. La lutte est uniquement mécanique; on arrache la partie de la culture infectée afin de limiter la propagation de la maladie.
Bêtise économique
On trouve régulièrement de la mâche en mottes dans les grandes surfaces. Cette nouvelle mode depuis quelques années est parfaitement ridicule pour un amateur. Son seul intérêt? délester votre porte-monnaie. Cette technique se réserve aux professionnels qui désirent des plantes bien réparties afin qu’elles puissent se développer au maximum et augment significativement leur rendement, particulièrement sous abris.
Les semis successifs en pleine terre, ensuite sous protection sont la meilleure solution pour l’amateur.
Le rampon gourmand
La salade de doucette est un met très fin. Elle accompagne avec grâce un toast surmonté d’un fromage de chèvre chaud ou d’un foie de volaille, gavé de préférence!
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