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La pourriture des racines et de la tige peut affecter les ifs, les rhododendrons, les bruyères, les azalées et les Pieris. Malheureusement, il s’attaque depuis quelques années à diverses espèces de conifères d’ornement et entraîne ainsi des pertes considérables.
Le Chamaecyparis lawsoniana et ses cultivars sont très souvent atteints, mais notre incontournable Thuja plicata peut aussi être contaminé par cet agent pathogène.
Qui est-il?
Il s’agit en fait d’un petit champignon qui se maintient dans le sol et dans les plantes malades. Pour parvenir à l’intérieur d’une plante, il utilise fréquemment une blessure au niveau du collet ou des racines superficielles. Lorsqu’il passe d’une plante à l’autre, la dissémination est principalement causée par l’eau de pluie et d’arrosage, ainsi que par l’être humain qui le transporte sous ses chaussures ou sur des outils infectés. L’environnement idéal est une humidité persistante au niveau du sol et des températures de l’ordre de 15 à 18°. Les arrosages trop fréquents favorisent donc l’évolution de cet hôte indésirable.
Reconnaître la maladie
Si une plante est infectée, divers symptômes sont visibles sur la partie aérienne et sur la partie souterraine. Une décoloration significative du feuillage, qui deviennent brun, rouge et sec, est un aspect typique d’une attaque sur la partie supérieure. Sur la partie souterraine, on constate une réduction importante du système radiculaire, tandis que le collet et les racines sont envahis par une pourriture associée à des plaies chancreuses. Sur les conifères, une coupe à la base de la plante permet d’observer une pourriture au centre de celle-ci, d’aspect spongieux et de couleur brun marron. Dans des conditions favorables au développement de la maladie, par exemple un terrain humide, les plantes peuvent dépérir extrêmement rapidement.
Peut-on lutter?
Il faut commencer par prendre, avant l’apparition de tout symptôme, des mesures culturales qui permettront à vos plantes de se développer dans les meilleures conditions: - ne pas blesser le pied des plantes; - drainer les terrains trop humides; - éliminer impitoyablement par le feu les plantes qui présentent la maladie; - ne pas planter des Chamaecyparis, Thuja, Taxus et rhododendrons dans les zones à risques.
Il est aujourd’hui possible de lutter chimiquement contre le Phytophthora, avec un fongicide systémique spécifique dont l’action est surtout ciblée sur les phycomycètes, groupe de champignons auquel il appartient. Ce produit peut être appliqué par arrosage au pied des conifères et rhododendrons.
Notre avis
Cette pourriture est malheureusement de plus en plus présente dans nos jardins d’agrément, car elle profite de la mode de ces dernières années qui consista à planter à tour de bras des haies de Thuja et de Chamaecyparis. Ces brise-vues, généralement plantés à 50 cm d’intervalle, constituent un parfait élément de propagation. Si vous le pouvez, lorsque le jour viendra d’arracher, nous vous conseillons d’opter pour une haie de type arbustif indigène.
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