A quoi ça sert?
Faisons une fois le point sur les paillis de culture et leurs utilités, voir peut-être leurs inconvénients.
Les avantages et utilités:
Ils évitent l’envahissement par les mauvaises herbes, qui, par une certaine épaisseur, de 5 cm et plus, empêchent la lumière d’arriver au niveau du sol et les graines des annuelles ou les racines des vivaces qui germent, périssent avant leur apparition.
Ils maintiennent une certaine humidité au niveau du sol et évitent une trop forte évaporation lors de fortes chaleurs. Donc moins d’arrosages et de sarclages.
Ils protègent les cultures de salissures dues aux pluies ou aux arrosages et maintiennent de ce fait un meilleur état sanitaire de la culture. Fraises, légumes feuilles et autres plantes à fruits près du sol.
Ils diminuent les différences de température dans la première couche du sol, ceci pour les paillis végétaux. D’où moins de stress pour les plantes.
Ils apportent par leur lente décomposition, de la matière organique au sol. Ceci également que pour les formes végétales de ces paillis.
Ils évitent bien souvent les attaques de limaces qui n’apprécient pas ce genre de «route».
Souvent, surtout pour les paillis sous forme de films plastics ou autres, ils hâtent la production.
Les quelques inconvénients:
Lors de périodes froides, ils peuvent retarder le réchauffement du sol et retenir la végétation.
Ils sont assez coûteux à l’achat.
Ils sont souvent dispersés ou remués par les oiseaux, les chats, ou autres animaux à la recherche de vers ou de toilettes.
Certaines cultures faibles, mal plantées ou malades sont entravées dans leur croissance, soit par étouffement ou en leur amenant la pourriture par manque d’aération.
Quels sont ces paillis?
Il y en a de deux types : Les paillis végétaux et les paillis à base de films plastique ou de polypropylène (Agryl).
Les végétaux:
Les écorces de pins propres et nettoyées offertes sous trois calibres, petites, moyennes et grosses (assez chères). A réserver pour les cultures arbustives et décoratives (rosiers, arbustes d’ornement, etc.).
Les cosses de cacao, les cônes décortiqués, et autres fournitures de belles apparences. Idem à ci-dessus pour les utilisations.
Les écorces de sapins de chez nous. Pour des usages plus grossiers, par exemple, chemins, sous cultures de grands végétaux ou protection de sols destinés à être piétinés.
Les copeaux de bois de feuillus ou conifères. Idéal et pas cher, pour cultures basses et denses, massifs de fleurs, de vivaces, de rhododendrons, de fraises, de rosiers, et en général, un peu pour tout.
La sciure de bois, pour fraisiers et autres cultures herbacées.
La paille broyée ou entière. Utilisée pour la couverture des jeunes semis de gazon en été, les fraisiers et autres cultures de petits fruits.
Les tontes de gazons: nous ne les recommandons pas trop, du fait que ce sont des déchets encore plein d’eau et susceptibles d’amener de la pourriture aux pieds des végétaux, des mauvaises odeurs et des petits mammifères. Il vaut mieux les composter auparavant.
D’autres végétaux séchés comme le roseau de Chine broyé, les déchets de cultures de tabac, etc. sont encore utilisés en paillage.
Le compost de ville grossier après la première fermentation et retournage. Ce dernier est principalement utilisé pour l’apport de matière organique dans les vignes, les cultures fruitières ou les pépinières.
Les films plastiques noirs ou de propylènes
Ces films ou bâches sont largement utilisés dans l’agriculture et moins dans les petits jardins potagers. Ils ont les mêmes avantages que les paillis végétaux, hormis l’apport de matière organique et la régulation de la température du sol. Lors de fortes chaleurs, ils augmentent encore la température du sol, risquant de brûler les racines des plantes délicates. Cet inconvénient disparaît au moment ou la culture est bien développée.
Ils sont peu coûteux, faciles à poser et souvent réutilisables. Les serristes en font un usage intensif, ainsi que les cultivateurs de petits fruits.
Dans un jardin d’amateur, ils sont recommandés pour les fraisiers, les framboisiers, les talus plantés d’arbustes ou de vivaces ainsi que les haies.
Bien entendu, ces films doivent être posés directement lors de la préparation du sol et troués aux endroits où seront plantés les végétaux. Dans les cultures de framboisiers ou de fraisiers, il est aussi possible d’installer un tuyau d’irrigation au goutte-à-goutte sous le film, avant sa mise en place.
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