| Sait-on toujours de quoi l’on parle en mentionnant le terme «pH» au niveau des plantes, en l’occurrence? Un petit rappel s’impose de temps en temps à ce sujet. De façon générale, le terme ne s’adresse pas qu’au règne végétal puisque sa définition «pH» (p, minuscule et H, majuscule) signifiant «potentiel hydrogène» détermine le coefficient caractérisant l’acidité ou la basicité d’un milieu. Un «pH» est acide s’il est inférieur à 7, basique s’il est supérieur et neutre autour de 7. En laboratoire, il est établi par électrochimie, mais pour l’amateur de jardin, il peut couramment l’être par indicateurs colorés sous forme de kit vendu en jardinerie. Au niveau des plantes, cette notion est très importante du fait qu’elle détermine aussi le degré d’assimilabilité des éléments minéraux par les plantes. Le «pH» des sols cultivés se situe entre 5 et 8.5, en ce qui concerne ceux de nos régions. Il est bon de rappeler que le «pH» est à la base de beaucoup de dérangements aux plantes cultivées, induisant des maladies ou ravageurs, mais surtout en priorité des carences, excès ou déséquilibres dans l’absorption des éléments nutritifs. Le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse par exemple sont mal solubilisés par un «pH» trop élevé. Ils sont plus «à l’aise» en milieu acide, contrairement au calcium, magnésium, molybdène qui préfèrent les milieux alcalins. Le phosphore et le potassium quant à eux sont moins sensibles aux différents «pH». Un tableau indicatif des différences au niveau des besoins des plantes est reporté, ci-après, à titre informatif. Terre acide (pH: 4-5) Terre acide (pH: 5-6) Terre peu acide (pH: 6-6,5) Terre peu acide (pH: 6-7) Terre neutre (pH: 6,5- 7,5) Terre calcaire (pH: 8 et +) |
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