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Les orpins (Sedum)

Un dossier jardin sur les Sedum devrait prendre plusieurs pages si l’on voulait tout dire, ne serait-ce que le principal, sur ces plantes originales et pourtant si répandues, tout en restant souvent inaperçues des promeneurs.

Les orpins sont souvent cachés par d’autres plantes plus hautes ou alors ils sont si rampants qu’on les voit à peine.
Et pourtant il est facile de les reconnaître parmi toutes les autres plantes vivaces sauvages ou cultivées. Comme les succulentes, ils ont des feuilles épaisses et charnues, souvent très petites pour certaines espèces (sedum acre), mais d’autres variétés horticoles peuvent avoir des feuilles allant jusqu’à 10 cm de long.

De la famille des crassulacées, à ne pas confondre avec les joubarbes ou les crassula, les orpins comptent plusieurs centaines d’espèces entre les sauvages et les horticoles.
Mais toutes sont des plantes d’endroits chauds, secs, rocailleux ou pauvres en humus. C’est pour cette raison qu’on les plante toujours aux endroits où presque rien d’autre ne pousse comme sur les murs, les pierriers, les endroits arides.
Depuis que les toits plats sont de plus en plus recouverts de végétation, les orpins font merveilles. Les mélanges spécialement composés pour ces emplois utilisent 4 ou 6 variétés sauvages indigènes qui se développent sans problème dans quelques centimètres de substrat de sable, gravier, argile ou pouzzolane, voire même du «tout-venant».
Dans les jardins, ils vont très bien le long des chemins dallés, dans les rocailles et on les voit de plus en plus en couverture de talus très exposés, aménagés en pierrier, très pauvre en matière organique. Leurs petites fleurs de couleurs diverses dans les blancs, rouges, jaunes, grenat, voire verdâtres ou violacés donnent des taches lumineuses et pétillantes, (voir la photo ci-dessous).

La multiplication est facile par bouturage de pousses et par semis (les graines sont aussi fines que la poussière). Pour les pousses, le commerce spécialisé fournit au kilo, sur commande, des pousses de quelques centimètres qui seront simplement jetées et épandues sur le sol où elles s’enracineront sans autre forme de couverture. Comme nous le disions, ils sont composés de 4 à 6 variétés indigènes sauvages, mais produites en culture pour l’obtention de grandes quantités.

Le S. acre (orpin brûlant), S. album (O. blanc), S. dasyphyllum ( O. à feuilles épaisses), S. hispanicum (O. d’Espagne), S. reflexum (O. des rochers), S. sexangulare ( O. des murailles) et parfois d’autres variétés plus hautes suivant l’endroit et le but.

Nous signalions plus haut que les orpins n’aiment pas trop les sols riches ou humifères qui risquent de les faire pourrir lors de fortes humidités froides. Il ne se plaisent pas à l’ombre permanente mais la supporte quelques heures par jour dans les endroits secs et pauvres.

Lors de votre prochaine visite dans un jardin botanique, essayez de vous intéresser aux différents orpins ou Sedum. Vous serez édifié de leur vitalité et de leur effet décoratif aux endroits où ils se plaisent et surtout de leur longue floraison.


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