| 1) La division. Définition: Action de séparer une souche en plusieurs fragments pour multiplier une plante vivace qui grandit en touffe. Pour que la division soit possible, il faut que l'espèce émette des bourgeons à sa base sortant des racines ou d'un rhizome ou du collet. Cette manière de propager les plantes permet principalement de rajeunir des touffes vieillissantes. On applique cette méthode aux plantes vivaces comme les marguerites, les pieds d'alouette, les anémones d'automne, les iris et les hémérocalles. Les artichauts, la ciboulette et la rhubarbe se multiplient aussi de cette manière. On peut également prévoir une division pour quelques espèces de plantes vertes d'appartement (Nephrolepis). Avantages: Le principal atout de cette multiplication est sa simplicité et sa rapidité. Elle ne demande pas d'installation ni d'outillage particulier. Tout se passe en pleine terre. Inconvénients: Ils ne sont pas nombreux mais il faut en tenir compte car, après quelques divisions, la plante peut dégénérer ou alors accentuer sa faculté d'émettre des drageons. Parfois, les maladies sont transmises par la division des touffes. Ne s'applique qu'à un petit nombre de végétaux. La technique. Très facile à réaliser cette méthode consiste à arracher les touffes puis à l'aide d'un couteau ou de la bêche à la couper en deux, quatre et même plus. Pour que la partie que l'on replante ait des chances de survivre, elle doit avoir au minimum un oeil et quelques radicelles. La division des plantes se fait en automne ou au printemps pour les plantes à floraison estivale (repos de la végétation) ou juste après la floraison pour les autres. Une anémone du Japon, par exemple, sera divisée en octobre ou mieux au printemps alors que pour un iris le travail sera fait en août. Enfin, la ciboulette et la rhubarbe seront divisées au printemps. Afin de palier à l'inconvénient de la dégénérescence, on ne remet en terre que les parties de plantes vigoureuses et jeunes! Les vieilles troches sont éliminées sans regret. Lorsque l'on divise les plantes du jardin, on en profite pour les changer de place et les replanter dans un terrain propre et bien fumé de compost. Pour que la réussite soit au rendez-vous, vous ne devez pas laisser traîner à l'air les plantes en cours de travail! Plus vite les jeunes plantes seront replantées et arrosées plus la reprise sera rapide et bonne. Il faut parfois diminuer le feuillage des plantes afin de leur éviter une trop forte déperdition d'eau par évaporation; c'est particulièrement important pour les divisions pratiquées en été.
2) La marcotte. Définition: Branche tenant à une plante, couchée ou enfouie en terre ou tenue dans un cornet garni de terre ou entre deux moitiés d'un pot fendu, afin qu'elle produise des racines. Le marcottage est donc une manière de multiplier les végétaux sans passer par la fécondation et le semis des graines produites. Cette propagation asexuée permet d'obtenir une jeune plante reflet fidèle du pied-mère. Avantages: Cette technique ne demande pas d'installation particulière. Il est facile à réaliser, même par des néophytes. Il permet d'obtenir des jeunes plantes fidèles en tous points à leurs ancêtres. Il ne provoque pas de "tress" à la plante-mère. En aucun cas, la mère ne subira de dommage à cause du marcottage d'une ou plusieurs de ses branches. Inconvénients: Le marcottage ne permet d'obtenir qu'un nombre restreint de jeunes plantes à la fois. Il est souvent long et même très long. La technique. La marcotte est facile à préparer, il vous suffit donc de coucher une branche, de la faire passer sous la terre tout en lui laissant la tête à l'air libre. Vous pouvez ainsi multiplier les arbustes à fleurs, à feuillage et même un arbre fruitier. Certaines espèces émettent très rapidement des racines (Forsythia) alors que pour d'autres il faut compter un voire deux ans. (Rhododendron). La reprise se manifeste par le développement des racines; elle est souvent difficile à vérifier car il faut creuser la terre délicatement pour être certain que les radicelles sont sorties. Il faut souvent attendre que de jeunes bourgeons se développent à la base des "têtes" avant de sevrer la marcotte. Généralement c'est au printemps de l'année suivante que l'on peut séparer la fille de la mère. Si les pépiniéristes parlent de diverses techniques de marcottage, nous ne tenterons, en conditions amateurs, que la marcotte par couchage et l'aérienne. La marcotte par couchage consiste à simplement coucher une branche dans le sol de la maintenir dans cette position à l'aide de crochets en fil de fer et d'un tuteur pour lui relever la tête. Parfois, on provoque artificiellement l'apparition de call (croûte) d'où pointeront les radicelles. Ce travail, effectué à l'aide d'un couteau bien affûté, consiste à inciser l'écorce en long ou perpendiculairement à la branche. Parfois, on soulève même l'écorce que l'on maintient en glissant une allumette dans la fente. Les bruyères et les Rhododendrons sont marcottés de cette manière. La zone terreuse dans laquelle se trouve la partie incisée doit être améliorée avec du compost et du sable; pratiquement on prélève une pelletée de terre, on y ajoute une partie égale de sable et de compost. La marcotte est installée dans ce nid douillet. Par temps sec un bon arrosage est effectué afin de maintenir une bonne humidité mais
sans excès. La Marcotte aérienne est utilisée pour les plantes d'appartement ou les sujets aux branches dressées et cassantes. Il suffit de maintenir le mélange terreux dans un cornet en plastique ou un pot. Cette technique demande alors des soins en arrosage très réguliers afin d'éviter les coups de soif.
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