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Les arbustes et les pucerons

Que faut-il faire lorsque les arbustes décoratifs et les conifères de jardin sont mis à mal par les pucerons, chenilles ou autres pestes non souhaitées?

Pour les arbres fruitiers la question ne se pose pas, les traitements ou les soins sont indispensables pour assurer la production.

Dans le cas des végétaux ornementaux, il n’y a souvent pas lieu de toujours traiter. Ces plantes supportent beaucoup mieux la pression des parasites ou maladies et, ne donnant pas de récolte comestible, elles sont moins astreintes à la lutte antiparasitaire. Il n’est donc pas justifié de «paniquer» sur les quelques pucerons ou feuilles dévorées par des chenilles et sortir le pulvérisateur en urgence.

Mais comment estimer le seuil de tolérance où un traitement s’avère nécessaire tout de même?

Il faut bien dire qu’il n’y a pas de données précises pour renseigner l’amateur, contrairement aux contrôles des professionnels sur les arbres fruitiers ou les légumes.

Lors des journées de conseils dans les jardineries ou autres garden centres, les «médecins des plantes» sont toujours étonnés du souci de certains amateurs qui apportent une petite feuille avec des pucerons, des petites taches ou des morsures de chenilles en pensant que leur plante est perdue, alors qu’on en est bien loin.

Dans la pratique amateur, il est donc, dans un premier temps, nécessaire de relativiser la proportion des dégâts et leurs risques de s’étendre. Pour cela, l’observation sur un laps de temps de plusieurs jours s’avère primordiale. Si les dégâts augmentent à un rythme important il y aura peut-être lieu de traiter, et s’ils n’évoluent que légèrement, toute intervention autre qu’éventuellement l’enlèvement manuel de la partie atteinte, sera superflue.
Dans la réalité, il faut bien relever que la bonne décision n’est pas difficile à trouver par simple bon sens.
Il faut toutefois relever que certains problèmes graves et assez courants sur certaines espèces peuvent demander des traitements préventifs ou curatifs chaque année et dans ces cas, même l’amateur doit apprendre à connaître les sensibilités de l’espèce délicate.
Nous pouvons en signaler quelques-unes parmi les plus importantes:
- Les attaques d’acariens sur les conifères sensibles.
- Les otiorhynques en larves ou adultes sur rhododendrons.
- La maladie des saules pleureurs.
- Les maladies sur rosiers.
- Les arbustes très sensibles aux pucerons. (par exemple les viornes opulus).
- Les atteintes parasitaires des thuyas.
- Le dépérissement des sapins bleus.
- Les attaques de chenilles processionnaires sur les pins.

Mais en conclusion, on sera toujours plutôt étonné de la grande tolérance que les arbres et arbustes ornementaux acquièrent face aux différents parasites. Il est extrêmement rare en effet qu’un sujet périsse par une affection parasitaire en dehors des exemples cités ci-dessus.


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